LA CRISE... ET ALORS!!
- Par Lio Kiefer
- Publié 1/03/2009
Lio Kiefer
Depuis une vingtaine d’années, Lio Kiefer joue le radioteur avec une spécialité ; le voyage dans tous ses états…
Journaliste au Devoir et dans différentes publications au Québec et en Europe ainsi que chroniqueur et réalisateur de capsules voyages pour la TV, il est un électron libre qui pose des regards subjectifs sur ce qui l’entoure…
C’est fou ce qui peut se dire comme niaiseries dans les temps qui courent…
Et c’est le plus souvent à la radio mais également sur les chaînes d’infos continues à
Je veux parler de tout ce qui se raconte aujourd’hui au niveau de l’économie.
Il y a quelques années, quand les tours jumelles de
on a eu droit pendant des mois, si ce n’est des années, aux analyses éclairées ou non des spécialistes de
Résultat des courses ?
C’est un peu comme avant, sauf que les musulmans radicaux ont les nerfs et que les juifs orthodoxes ont les boules.
Cela veut dire aussi que les fameux spécialistes qui ont fait paniqué le monde pendant quelques années se retrouvent aujourd’hui avec autant de menaces terroristes à nos frontières que de crottes de zébus à nos champs de blé d’inde. Les spécialistes de la guéguerre se sont retirés et ont été remplacés depuis quelques temps par les économistes ou assimilés comptables exténués, à défaut d’être agréés.
On est passé de la peur des bombes à celles de la récession, voire la déflation.
Et ces vautours de la bonne conduite en portefeuilles épais, nous font le coup de la perdition économique à court et moyen terme, de la noyade subite en compte bancaire interposé, du banquier modèle et de la sinistrose monétaire.
Celles et ceux qui depuis des mois n’ont pas voulu ou n’ont pas vu venir voir le coup de la récession ont aujourd’hui les coudées franches pour nous dire qu’il faut continuer à consommer… même qu’Obama l’a dit…
Sauf que… il y a des sages et des gourous de l’avenir un peu moins moche qui nous disent que consommer comme on le fait nous dirigent tout droit dans le mur de la mort sociétale.
Cela veut donc dire que ne pas consommer, économiser pour les vieux jours et pour les générations futures sont des signes ou indices salvateurs. Cela veut dire que pour vraiment s’en sortir, il faut faire vraiment le contraire de ce qui se dit….
Et d’entendre tous les jours des compagnies qui jouent le jeu de la restructuration… ce qui signifie la déstructuration. Au nom des difficultés que clament les économistes de tous acabits.
Au fait, si être économiste était une science exacte, on le saurait depuis longtemps. Je ne me rappelle pas celui qui a dit que pour être économiste, il fallait plus avoir un rétroviseur qu’une visière…
Depuis des mois, ce sont ces prophètes de malheur bancaire qui font tous les bulletins de nouvelles et les lignes ouvertes, ces dernières faisant paniquer les honnêtes gens qui veulent s’en sortir, souvent en consommant moins….
Cela veut dire que l’on va peut-être un peu moins voir souvent des pubs voulant absolument qu’on se procure des écrans aussi « plattes » que les programmes qu’ils renferment. Ce qui veut dire également qu’il pourrait avoir également moins de consumérisme à la radio. C’est peut-être à ce moment là qu’on réalisera que verser des salaires mirobolants aux animateurs ou animatrices n’est pas raisonnable. Je suis souvent assez gêné de palper des dollars pour quelques minutes de présence à
Pour revenir à nos éconos, ils nous prédisent une reprise dans quelques mois…. Et si cela ne reprenait plus jamais comme avant ? Si les peuples du sud qui en ont ras le pompon débarqueraient par millions sans le port de Montréal ou de New York pour réclamer leur dû… Si tous les pauvres, exaspérés par tant de servitudes extrêmes, se mettraient à vouloir tous les pouvoirs qu’ils n’ont pas… Cela ne serait pas mieux, cela changerait simplement le mal de place. Et tant qu’il y a de « l’hommerie, » il y a de l’erreur. Un pauvre remplaçant un riche ? Pas possible, y a trop de pauvres…
Il faudrait d’abord ne plus écouter les éconos de bonne famille… À les entendre, c’est pratiquement de notre faute si les banques s’enrhument et que
Mais il faudrait d’abord qu’on ne les engage plus…jamais.