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Francophonie Express

Francophonie Express favorise la diffusion, la promotion et le rayonnement de la chanson francophone et de ses artistes. Et contribue aussi au développement et à l'épanouissement de la programmation des médias et de l'industrie musicale en général.

http://www.francophonieexpress.com/

Je quitterai très bientôt le poste d'agent de soutien aux radios que j'occupais au sein de l'ARC du Canada pour m'acquitter des fonctions d'agent au développement et aux communications. Je serai donc chargé d'aider nos radios candidates dans leurs démarches pour l'obtention d'une licence de radiodiffusion et m'occuperai aussi de plusieurs autres tâches liées au rayonnement de notre organisme qui s'occupe des radios communautaires francophones en situation de minorité linguistique au Canada.

Le poste est donc à combler. Alors, ça vous intéresse ? Lisez ceci :

POSTE : AGENT.E DE SOUTIEN AUX RADIOS

ALLIANCE DES RADIOS COMMUNAUTAIRES DU CANADA


ATTRIBUTIONS :

L’employé.e exécute son travail sous la supervision du secrétaire général de l’ARC du Canada. Principalement, il ou elle appuiera les radios communautaires membres de l’ARC du Canada.

 

TÂCHES :

  • S’occuper de la réception et de la mise en ligne des émissions en provenance des stations membres et/ou des partenaires;
  • Établir une grille horaire de la mise en ligne des émissions offertes;
  • Offrir un support technique de base relatif à l’utilisation du logiciel radiophonique Dalet ou tout autre logiciel approuvé par l’ARC du Canada;
  • Préparer des outils de formation et les adapter au besoin;
  • Donner de la formation aux radios membres dans les domaines suivants :

o        Logiciels radiophoniques

o        Animation radio

o        Production publicitaire

o        Direction de la programmation

o        Direction musicale

o        Gestion de radios

  • Gérer les demandes de sondages pour la SOCAN en ce qui a trait aux émissions offertes, à la demande des stations;
  • Compiler et publier le Palmarès national RFA à chaque semaine, et produire l’émission « le Top 20 RFA » qui s’y rattache;
  • Participer à d’autres émissions au besoin;
  • Coordonner les projets spéciaux, en collaboration avec les partenaires impliqués;
  • Réaliser tout genre de production radiophonique;
  • Assurer l’entretien de la discothèque de RFA;
  • Effectuer des travaux de liaison;
  • Planifier les réunions du Comité des radios, y participer et en rédiger procès-verbaux et compte-rendu;
  • Accomplir toutes tâches connexes.

 

 

FORMATION ET SCOLARITÉ :

Formation collégiale ou universitaire en radio ou en communication. Trois ans d’expérience au sein d’une entreprise de radiodiffusion.

 

 

EXIGENCES :

  • Excellente capacité à analyser et à solutionner des problèmes reliés au fonctionnement des radios;
  • Sens de l’organisation et de la planification;
  • Bonne connaissance du domaine radiophonique et des instances réglementaires;
  • Aptitudes en relations publiques;
  • Connaissance des communautés francophones et acadiennes;
  • Très bonne connaissance du français écrit et oral;
  • Bonne connaissance de l’anglais écrit et oral.

 

 

TRAITEMENT :

Salaire à discuter avec ajustement après trois (3) mois plus avantages.

 

CONDITIONS :

Les candidat.es retenus pour l’entrevue devront répondre, au préalable, à un test écrit. L’entrée en fonction est prévue pour le lundi 15 juin 2009. Les candidatures seront acceptées jusqu’au mercredi 20 mai 2009, 16h. Veuillez soumettre une lettre d’intérêt et votre curriculum vitae à l’attention du :

 

Comité de sélection

ARC du Canada

325, rue Dalhousie, 2e étage

Ottawa (Ontario)

K1N 7G2

Télécopieur : (613) 562-2182

Courriel : f.cote@radiorfa.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Site Internet : www.radiorfa.com

 

Note : Les candidatures soumises par courriel sont les bienvenues.

 

Notez aussi que seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. Nous souscrivons aux principes d’équité en matière d’emploi.

En cette période de ralentissement économique où l'on calcule scrupuleusement chaque dollar dépensé, et ce plus que jamais auparavant, certains entrepreneurs se demandant s'il faut poursuivre ses efforts de promotion de ses activités ou, au contraire, ralentir voire même les arrêter pour un temps.

La réponse ? Mieux vaut poursuivre vos efforts de promotion, quitte à les réorienter peut-être un peu, comme le suggèrent certains spécialistes en la matière.

Vous ne voudriez surtout pas que vos clients décident de mettre un holà à leurs campagnes publicitaires. Alors, pourquoi le feriez-vous ? Question de logique.

Réduire ses investissements publicitaires et promotionnels, ce sont des économies de bout de chandelles qui se traduiront de façon bien plus négative que positive. Ceux qui continueront d'être vus s'en sortiront vainqueurs.

La promotion de votre entreprise de radio n'a pas besoin de coûter très cher pour rapporter des dividendes.

Évidemment, si vous avez la chance de travailler au sein d'une des grandes entreprises de radiodiffusion au pays, la perspective de voir disparaître les panneaux d'affichage frappés du logo de votre station ne vous effraie pas trop. Même que vous ne vous imaginez même pas comment ça pourrait vous arriver.

Mais si vous travaillez plutôt dans une station régionale indépendante ou même dans une radio communautaire, c'est une toute autre histoire.

L'idée, c'est qu'il s'agit surtout d'être à l'affût des occasions qui se présentent et faire preuve d'ingéniosité.

Vous ainsi que vos employés et bénévoles devez notamment saisir chaque opportunité que vous offre Internet de promouvoir vos activités.

Si Internet vient jouer dans vos plates-bandes alors n'hésitez pas à jouer dans les siennes. Des exemples ?

Un forum de discussion sur la musique country peut être un excellent endroit pour un animateur de musique country et western de promouvoir son émission du samedi. Sur un autre forum, consacré celui-là à l'équipe locale de hockey junior, vous aurez la chance d'inviter les fans à s'exprimer lors de votre tribune téléphonique sportive.

Une page Facebook où vous annoncerez vos concours et promotions vous amènera un lot de fidèles. Les photos des évènements organisés par votre station s'y retrouveront systématiquement et vous pourrez même y publier votre grille de programmation.

Je songe notamment à une station radiophonique de Québec qui a réussi à faire parler d'elle récemment en créant une page Facebook et en y attirant plusieurs dizaines de milliers d'internautes afin d'empêcher la disparition éventuel d'un grand événement en ses murs. On en a parlé dans plusieurs autres médias.

Proposez vos services comme conférencier. Il arrive bien souvent que la chambre de commerce de votre région ou encore le regroupement des gens d'affaires organisent des déjeuners-causeries ou des dîners-conférences. C'est précisément l'endroit où promouvoir vos activités auprès des gens d'affaires.

Les sujets que vous pouvez aborder sont multiples. Vous pourriez prononcer une conférence sur la façon dont on s'y prend pour faire une bonne campagne publicitaire à la radio. Vous expliquerez l'ABC d'un bon message, l'importance de la fréquence en ondes, etc.

Vous pourrez aussi mettre en lumière ce qu'apporte la présence d'une radio dans la collectivité, en rappelant à quel point elle peut agir comme un outil de promotion de l'économie locale et comme elle s'avère être une importante vitrine sociale et culturelle.

Vous avez un site Internet ? Une newsletter hebdomadaire à laquelle peuvent s'abonner les internautes est une excellente idée. Gardez-vous cependant d'envoyer des courriels qui n'ont pas été sollicités. Les gens n'aiment pas les pourriels.

Mettez bien en vue sur votre site Internet un onglet où les gens peuvent s'abonner à votre newsletter, expliquez en quelques mots ce qu'ils recevront, tenez-vous y et offrez-leur la possibilité de se désabonner facilement. C'est à la fois peu coûteux et d'une simplicité déconcertante.

Multipliez les évènements caritatifs qui vous apporteront une visibilité peu coûteuse mais efficace. Organisez une collecte de toutous et de jouets pour les enfants démunis, parrainez une collecte de sang, etc.

Le réseautage est aussi excellent. Profitez de toutes vos opportunités d'établir des contacts et faites-les interagir ensemble. Entretenez-les. La chambre de commerce de votre localité et les divers comités locaux sont au nombre des endroits où vous pourriez connaître des gens et développer de nouvelles relations d'affaires.

Faites preuve d'ingéniosité, saisissez chaque opportunité quand elle passe et vous verrez comme vous en sortirez gagnant.

LA CRISE... ET ALORS!!

C’est fou ce qui peut se dire comme niaiseries dans les temps qui courent…

Et c’est le plus souvent à la radio mais également sur les chaînes d’infos continues à la TV

Je veux parler de tout ce qui se raconte aujourd’hui au niveau de l’économie.

Il y a quelques années, quand les tours jumelles de la Grosse Pomme se sont effondrées,

on a eu droit pendant des mois, si ce n’est des années, aux analyses éclairées ou non des spécialistes de la Kalachnikov dans des sables émouvants, des pourfendeurs d’Islam voilé, des rebelles de la charia, des supporters de la Torah et des hauts parleurs de tout le monde il est coupable ou tout le monde il est suspect.

Résultat des courses ?

C’est un peu comme avant, sauf que les musulmans radicaux ont les nerfs et que les juifs orthodoxes ont les boules.

Cela veut dire aussi que les fameux spécialistes qui ont fait paniqué le monde pendant quelques années se retrouvent aujourd’hui avec autant de menaces terroristes à nos frontières que de crottes de zébus à nos champs de blé d’inde. Les spécialistes de la guéguerre se sont retirés et ont été remplacés depuis quelques temps par les économistes ou assimilés comptables exténués, à défaut d’être agréés.

On est passé de la peur des bombes à celles de la récession, voire la déflation.

Et ces vautours de la bonne conduite en portefeuilles épais, nous font le coup de la perdition économique à court et moyen terme, de la noyade subite en compte bancaire interposé, du banquier modèle et de la sinistrose monétaire.

Celles et ceux qui depuis des mois n’ont pas voulu ou n’ont pas vu venir voir le coup de la récession ont aujourd’hui les coudées franches pour nous dire qu’il faut continuer à consommer… même qu’Obama l’a dit…

Sauf que… il y a des sages et des gourous de l’avenir un peu moins moche qui nous disent que consommer comme on le fait nous dirigent tout droit dans le mur de la mort sociétale.

Cela veut donc dire que ne pas consommer, économiser pour les vieux jours et pour les générations  futures sont des  signes ou indices salvateurs. Cela veut dire que pour vraiment s’en sortir, il faut faire vraiment le contraire de ce qui se dit….

Et d’entendre tous les jours des compagnies qui jouent le jeu de la restructuration… ce qui signifie la déstructuration. Au nom des difficultés que clament les économistes de tous acabits.

Au fait, si être économiste était une science exacte, on le saurait depuis longtemps. Je ne me rappelle pas celui qui a dit que pour être économiste, il fallait plus avoir un rétroviseur qu’une visière…

Depuis des mois, ce sont ces prophètes de malheur bancaire qui font tous les bulletins de nouvelles et les lignes ouvertes, ces dernières faisant paniquer les honnêtes gens qui veulent s’en sortir, souvent en consommant moins….

Cela veut dire que l’on va peut-être un peu moins voir souvent des pubs voulant absolument qu’on se procure des écrans aussi « plattes » que les programmes qu’ils renferment. Ce qui veut dire également qu’il pourrait avoir également moins de consumérisme  à la radio. C’est peut-être à ce moment là qu’on réalisera que verser des salaires mirobolants aux animateurs ou animatrices n’est pas raisonnable. Je suis souvent assez gêné de palper des dollars pour quelques minutes de présence à la TV ou à la radio, équivalant le plus souvent dans le meilleur des cas à un salaire hebdomadaire d’une ou d’un sans grade dans une manufacture quelconque. Mais ceci est pour une autre chronique.

Pour revenir à nos éconos, ils nous prédisent une reprise dans quelques mois…. Et si cela ne reprenait plus jamais comme avant ? Si les peuples du sud qui en ont ras le pompon débarqueraient par millions sans le port de Montréal ou de New York pour réclamer leur dû… Si tous les pauvres, exaspérés par tant de servitudes extrêmes, se mettraient à vouloir tous les pouvoirs qu’ils n’ont pas… Cela ne serait pas mieux, cela changerait simplement le mal de place. Et tant qu’il y a de « l’hommerie, » il y a de l’erreur. Un pauvre remplaçant un riche ? Pas possible, y a trop de pauvres…

Il faudrait d’abord ne plus écouter les éconos de bonne famille… À les entendre, c’est pratiquement de notre faute si les banques s’enrhument et que la Caisse de Dépôt renifle.

Mais il faudrait d’abord qu’on ne les engage plus…jamais.

Lorsque vous arrivez à la station, le directeur général, le directeur des programmes, le directeur musical et disons la directrice de la promotion vous accueillent chaleureusement en vous proposant un café. Vous vous installez bien confortablement et vous ouvrez un cahier de notes que vous avez préparées.

Le directeur des programmes engage ensuite la discussion sur le déroulement de votre émission. La conversation est calme, respectueuse et constructive. Vous convenez ensemble des composantes que vous diffuserez à l’antenne. Et c’est parti!

Bon, admettons que ce traitement est généralement réservé aux invités. Dans cette vidéo captée il y a quelques années à la radio RockDétente de Montréal, vous verrez une séquence de ce type avec l’ex premier ministre du Québec, Lucien Bouchard.


Vous, c’est autre chose, je sais! Lorsque vous arrivez à la station, les patrons sont et restent dans leur bureau, submergés par des tâches administratives. Quelques salutations aux collègues, peut-être un court briefing  promo, et vous vous rendez à la salle des animateurs. Nom d’utilisateur et mot de passe, vous voilà connecté à Internet., histoire de préparer votre émission. Personne ne vous interrogera sur les propos que vous allez tenir à l’antenne. Vous êtes libre de dire ce que vous voulez mais en même temps, vous ne recevez guère d’instructions ou de commentaires.

On peut bien rêver. Et si avant chaque émission, vous aviez droit à une discussion avec le DP! Comme si chaque émission était importante et que vous étiez tout aussi important même si vous n’êtes pas une vedette! Qu’en pensez-vous? Dites-moi tout…

Rien ne me paraît ressembler autant a un bordel qu’un musée… L’art est une forme d’exhibitionnisme, il participe a un désir de se mettre à nu. Les esthètes sont soit des voyeurs, soit des effeuilleurs…


Ces deux phrases relevées au cours de lectures passionnées dans le Dictionnaire de pensées totalement tordues sont en quelque sorte le sous-titrage d’une étude faite l’été il y a quelques années par l’institut romain de psychologie et qui démontre avec force que les musées se classent dans les meilleurs lieux de rencontres amoureuses.


Si on croit que les centres d’art, galeries ou autres relais de la culture sont simplement conçus pour les adeptes d’un délié pictural ou pour les maniaques d’un délire sculptural, on se trompe.


Les musées italiens ont la particularité de se pourvoir en zone érogène de notre inconscient séducteur. Cette étude prouve aussi que depuis l’Antiquité, les statues, tableaux et autres artefacts prêts a l’emploi ont toujours titillé les mécanismes d’intensité érotique et favorisé ce qu’appellent les psys Italiens, la séduction culturelle.


Avec plus de 20 rencontres pour 2000 visiteurs, les musées dépassent les traditionnels lieux de rencontres que sont les discothèques, (18% d’attouchements entre deux danses), les concerts (15% de frottements suivant le rythme), les navettes en bateau (12% de câlins pendant les escales), les stations-service sur l’autoroute ( 7% de tendresse a la pompe) et très loin devant les refuges de montagne ou simplement 2% de séducteurs a la grimpette facile arrivent à sortir le grand jeu entre le jeu de pattes d’un chamois et la vision idyllique d’un edelweiss entre les rochers.


Il n’y a que les plages (42% d’intensité manuelle privilégiée) et les trains  (22% d’échanges sur rails) qui surpassent encore les musées.

On apprend également que certains attouchements, rencontres hâtives ou baisers flamboyants se pratiquent derrière les toiles et autres sculptures visitées. Cette situation favorable aux rencontres est principalement liée à l’état âme et au comportement contemplatif du visiteur de musée. L’œil serein, la bouche lascive, les jambes évasives, le dragueur de musée n’a pas a forcer la note. Il suffit de se laisser aller, de choisir ses œuvres, Michel-Ange, Fra Angelico, Titien et Boticelli faisant le reste…


Certains poussent même la pratique de leur art pour y repérer la pièce idéale de leur galerie de silhouettes cultivées par l’art ambiant.


Ils partent du principe que si une femme seule de tous âges est en errance un mardi après-midi cela indique qu’il n’y a pas spécialement un ami ou un copain qui les attend. Ensuite, ils se disent que sa seule présence dans un lieu si ciblé démontre chez la future encadrée, un signe de distinction culturelle qui la rapproche sans contredit vers les belles choses pour se cultiver. Enfin, dernier point important, les façons d’engager la conversation sont nombreuses : âge du peintre, influences de ce dernier, chaleur excessive du lieu, détail de la toile, proximité de la beauté… etc.…


Par contre, il est conseillé de fréquenter de petits établissements , car il est prouvé qu’il est plus difficile de susciter l’exception de sa personne ou de ses envies dans la foule des grands musées ou dans la folie inaugurale d’une grande galerie.


Les psys romains ont donc établi la liste transalpine des lieux ou les futurs émois peuvent se réaliser les yeux presque fermés : viennent en tête le Palais des Princes Doria a Gênes, la Pinacothèque de Brera a Milan et la Galerie d’art Moderne a Milan.


Dans la moiteur de vos prochaines vacances ou dans la quête insatiable de vos tableaux préférés, soyez maintenant a l’affût de toute rencontre, car comme disait Sartre :

L’artiste est un suspect.

Cela fait une décennie que le courant s’est accentué.

Je veux dire par là que les intellos ou simili ont à se tenir les fesses serrées.

Je veux dire par là que d’être intello ou simili sont synonyme par les temps qui marchent, d’emmerdement collectif, de repoussoir à neurones de masse.

Cela se voit dans la vie de tous les jours

Cela s’entend à la radio…

Cela se voit à la TV.

Mais c’est de la radio que mon propos s’agite.

En pitonnant à l’excès tous les morning de Montréal, les animateurs ou animatrices réservées à cet ingrat labeur de réveiller le plus de foule de bonne humeur, se font le plus souvent les apôtres de la raillerie en éructant des mots un peu plus compliqués, des verbes un peu trop conjugués, des adverbes à l’emporte pièce. On fuit le plus que parfait, le futur antérieur est une bibitte à éviter, tandis que l’interjection difficile reste un sport buccal extrême.

Le rire vient alors assez vite en studio pour ridiculiser un  subjonctif et sublimer une forme d’autisme matinal…

On s’esclaffe, on raconte les nouvelles ou on commente un spectacle ou un livre, comme son voisin, sa cousine, son amant… qui sont tous un peu plus déliés que le lapin, la grenouille et l’achigan à grande bouche.

Je me souviens qu’il y a une dizaine d’années, lorsque je fréquentais quotidiennement les allées du Rock Détente, deux sbires de la culture de masse et passagèrement chefs et sous chefs du 107,3 m’avaient demandé et conseillé vivement de parler des vraies affaires pour le vrai monde. Ces phrases souvent répétées pour expliquer la nonchalance verbale ou le chaos cérébral m’ont toujours fait répondre qu’il y sans doute des fausses affaires pour du faux monde. Attention danger !! Si on soulevait par mégarde l’indice de compréhension de quelques microns, on pourrait se retrouver devant un mur de lamentations (aucun rapport avec Israël).

Allons donc !!

Il faut pourtant que j’avoue quelque chose ; j’ai aidé à ce que je fustige.

J’ai même à un moment partager le micro avec une charmante blonde qui avait un des plus poumons et une des plus belles dentitions de la profession. En chroniquant sur la destination Provence je l’embarquais sur un mas de provence, habitat local généralement tout de blanc vêtu. Au moment de prononcer ces quelques mots, j’ai senti que la madonne aux mains un peu gauches me regardait tel le veau sans le persil dans le nez mais avec une sorte d’errance dans le regard propre à cet animal.

 Pour ne pas planter la vedette aux pieds sensibles, je l’ai récupérée en lui promettant de faire une visite plus courte de mon mas… Elle esquissa un sourire, pensant que je faisais allusion à mon mât, sorte de dernier refuge de la communication tous azimuts. J’avais dit les vraies affaires…. Et le vrai monde appela… pour dire que je poussais le règne de la braguette un peu loin. Elle avait réagi comme ma voisine, mais ma voisine ne faisait et ne fait toujours pas de radio.

Depuis que j’ai quitté ce boulevard de la FM, j’ai fréquenté les avenues estivales de Radio Canada où dire deux citations de suite ne donne pas de maladies, ce qui est presque une exception.

Depuis peu, je me promène régulièrement sur des partances via le micro d’Isabelle Maréchal sur le 98,5. Elle est blonde, des poumons, une dentition, des mains agiles et des pieds sensibles, mais a un avantage certain sur la précédente nommée ci-dessus : elle ose employer des subjonctifs et des participe présents ou passés, cela devient si rare…

Faire figure d’intello devient même l’objet de cibles tous azimuts, quand on observe les procès d’intention (sous forme de rires gras et polluants) qu’on administre en ce moment à Richard Martineau. Pour ne pas être dans le sens du troupeau, pour faire des citations empruntées à un auteur qui ne figure pas dans le souvenir collectif, celui qui dit je me souviens en abaissant le sens de la mémoire.

Je finirais par une phrase de Nietzche (philosophe allemand qui avait des hauts le cœur quand il courtisait sa voisine) et qui disait : C’est avec envie qu’elle dépeçait avec sa langue les mots…. Elle avait trouvé dans ce langage parfaitement établi,  le sens des valeurs coquines mais oh combien déchiffrables….

Je vous ai eu…. Ce n’est même pas de Nietzche….

Soyez ce que vous dites. Connaissez-vous la vieille blague : « Faites ce que je dis et non pas ce que je fais » ?

Je suis toujours étonné de voir et d'entendre des animateurs radiophoniques au-dessus desquels flotte une aura de vertus avoir d'un autre côté des pratiques qui sont complètement à l'opposé de ce qu'ils prônent eux-mêmes en ondes.

S'il ne faut pas être plus catholique que le pape, il n'en demeure pas moins qu'il faut néanmoins être conséquent dans ses agissements.

Je me souviens notamment d'une station radiophonique dont je voyais régulièrement les mêmes animateurs impliqués dans la promotion de la sécurité routière auprès des jeunes rouler dangereusement au volant des véhicules de la station. Ironique, non ?

En ondes, si vous êtes réputés vous adresser à un auditoire majoritairement féminin et que, pour faire réagir votre auditoire, vous racontez une blague terriblement misogyne, vous risquez moins les dommages collatéraux si vous en accorder le crédit à une connaissance, même inexistante, plutôt que d'en prendre le crédit. Vous me suivez toujours ?

En un mot comme en mille, si vous dites aux auditeurs d'être prudents sur la route parce que c'est glacé, arrangez-vous donc au moins pour ne pas vous-mêmes vous faire pincer à 120 km/h dans une zone à 70 km/h. Votre étoile risquerait d'en pâlir un peu si ça sortait dans l'hebdomadaire local.
Je ne pense pas vous apprendre quoi que ce soit en vous disant que la radio vit actuellement de grands bouleversements ; les plus intenses selon moi depuis ses premiers balbutiements au tournant du XXe siècle. Un chambardement qui n'est pas sans rappeler l'avènement de la télévision qui avait fait craindre aux plus pessimistes de l'époque un sérieux déclin de la radio voire même sa mort.

Mais c'était sans compter sur les principales forces de la radio : sa proximité, son instantanéité, sa mobilité, son caractère intimiste. Des qualités que la télévision, elle, ne possède pas.

Personne ne peut regarder une émission de télévision en conduisant, ni lire un journal non plus. La radio, plus que n'importe quel autre média traditionnel, a quant à elle cette relative facilité de tisser des liens avec son auditoire.

Voilà ! Le mot a été dit. Traditionnel. Les médias traditionnels par opposition aux nouveaux médias.

La radio, la télévision, les journaux sont des médias traditionnels. Internet, les iPods, les téléphones intelligents, eux, sont les nouveaux médias. Et c'est justement de là que viennent actuellement les fameux bouleversements dont je parlais plus haut.

Depuis l'arrivée d'Internet dans nos foyers, il y a tout au plus une vingtaine d'années, le monde des communications a considérablement évolué. Et plus que jamais nous assistons à une démocratisation de l'information. Les nouveaux médias ont fait du citoyen non plus un être passif mais plutôt un acteur, un décideur, un programmateur. Les blogues foisonnent sur la toile. On y voit quantité de photos, de commentaires, d'articles, de podcasts. Les jeunes prennent l'autobus les écouteurs vissés sur les oreilles. Ils décident de la musique qu'ils écoutent et ils y ont facilement et rapidement accès.

Si le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) n'avait pas jugé bon légiférer et assurer un certain contrôle d'Internet au début des années 1990, force est d'admettre qu'il s'en préoccupe suffisamment aujourd'hui au point où se tiendront, à compter du 17 février prochain, des audiences sur la radiodiffusion par les nouveaux médias.

Il sera intéressant pour quiconque s'intéresse aux médias de suivre avec intérêt les commentaires que formuleront les différents intervenants appelés à comparaître lors de ces audiences.

On sait d'ores et déjà que la majorité citoyenne prône pour le non-interventionnisme de l'État sur Internet. Liberté ! sont même tentés de crier encore une fois les plus farouches. J'ai hâte d'entendre et de lire les propos qui viennent des diffuseurs eux-mêmes.

Et si les médias traditionnels, plutôt que de trembler devant l'avènement de ces nouvelles technologies, décidaient de monter rapidement dans le train. N'est-ce pas ce qu'a choisi de faire la compagnie Corus Entertainement en annonçant récemment s'être associé à StreamTheWorld qui développera pour elle une application iPhone permettant aux gens d'écouter toutes ses stations via le fameux cellulaire de nouvelle génération ?

Honnêtement, je ne m'inquiète pas tant que ça de la radio. Pas de celle d'ici en tout cas. Certes, la partie n'est pas gagnée d'avance pour plusieurs. Je parle notamment des stations des petits marchés, les radios communautaires et de campus par exemple qui, contrairement aux géants de l'industrie comme Corus, Astral ou même la société Radio-Canada, ne disposent pas d'aussi grandes ressources financière et technologiques. Mais, même pour eux, j'ai la nette impression que les jours de notre bonne vieille amie la radio sont beaucoup moins sombres qu'ils n'y paraissent, et ce même si les chiffres que publient parfois les statisticiens et les sondeurs ne sont pas toujours des plus reluisants.

La radio traditionnelle se transformera, certes. Mais il lui reste encore de belles années devant elle. Pour peu évidemment que les visionnaires qui l'ont créé et l'ont façonné continuent de la faire progresser. Et que, plutôt que de battre contre les nouveaux médias, ils sauront s'en faire des alliés ou même en devenir de véritables extensions d'une certaine façon.

Non, je ne m'inquiète pas tant que ça de la possibilité d'écouter les stations de la planète entière sur Internet. Et encore moins de la radio satellite, une technologie qui est loin d'avoir fait ses preuves selon moi et dont les deux principaux joueurs aux États-Unis, Sirius et XM, ont été forcés de fusionner l'an dernier.

Il suffira que la radio continue de faire ce qu'elle a toujours fait en s'approchant le plus possible des gens et en leur parlant directement. Cela passera vraisemblablement par le marché des niches où l'on se spécialisera dans un domaine particulier, un peu de la même manière que certains petits commerces de nos rues principales ont résisté à l'envahissement Wal-Mart.

Mais ceux dont je m'inquiète beaucoup plus en revanche, ce sont les pays du Tiers-Monde. Je ne parle pas ici des pays émergents comme la Chine et l'Inde. Je parle des pays d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine, pour ne nommer que ceux-là, où la radio a toujours été et demeure encore, pour les moins nantis de la planète, un moyen de s'informer, de s'éduquer, de se divertir. Eux pour qui se nourrir, se loger et se vêtir sont des considérations encore mille fois plus grandes que de naviguer sur Internet ou encore pouvoir téléphoner en voiture. Eux ne l'auront pas facile. Croyez-moi.

Je m'inquiète de voir que les pays industrialisés parlent de radio numérique et de diffusion Internet, et ce sans même se soucier de savoir ce qu'il adviendra des plus pauvres quand la radiodiffusion traditionnelle sera tombée en désuétude et que les manufacturiers ne produiront plus ni équipements de diffusion hertzienne, ni pièces de rechange. Je me demande si, dans nos réflexions mercantiles sur l'assiette publicitaire des diffuseurs traditionnels par rapport au nouveaux médias, on s'inquiète ne serait-ce qu'un peu des budgets consacrés aux diffuseurs du Tiers-Monde. On se soucie à peine de leur approvisionnement en eau potable et en médicaments. Imaginez-donc à quel rang doit être reléguée la question de la radiodiffusion.

Si les diffuseurs de nos pays riches s'inquiètent de leurs capacités d'adhérer aux nouvelles technologies et de ce qu'il leur en coûtera pour suivre le pas, prenons donc quelques secondes pour nous interroger sur le sort de nos frères et sœurs les plus pauvres de la planète. Des gens pour qui l'achat d'un transistor à quelques dollars est déjà un luxe mais tellement nécessaire.

Moi-même, j'entrevois avec appréhension le jour où je ne pourrai plus regarder le hockey du samedi soir sans devoir posséder un téléviseur HD équipé de fils spéciaux et d'un décodeur particulier. Je pense aussi, avec un peu de crainte, à la journée où je serai obligé de troquer ma chaîne stéréo actuelle pour une nouvelle afin de pouvoir écouter la radio numérique.

Imaginez donc quelle dépense cela pourra représenter pour une famille de la Somalie ou d'Afghanistan qui devra remplacer (un jour peut-être pas si lointain) leur récepteur radio. Et que dire des dépenses encourues par les changements d'équipements par les diffuseurs eux-mêmes. Ouf ! Si on y réfléchissait deux secondes, on se rendrait compte que nos considérations sont bien loin des leurs.

BBM



Le bonheur est à 4 heures
Et à l’auditeur au ¼ d’heure
C’est encore drôle, non
Avec à l’appareil, Lise Dion ?

La part de marché de ce qui aime
Prend le bord de Rythme FM
Même si la première chaîne
N’est pas vraiment à la traîne.

Mais puisqu’il faut se lever
Tôt, si tu habites la Cité
C’est bien meilleur le matin
Ne dira pas Patricia Paquin !

Puis des week-ends à Mario
Il n’y a que les midis de Véro
Mais pour le propos en anglo
Il ya le Mark Bergman show.

Tout le monde debout
Nous chantonne Mitsou
Et Maisonneuve en direct
Qui ne sucre pas le bec.

Julie Bélanger aurait signé un bail
Ça lui prend du rythme, au travail
Allez, tout le monde debout

Paul Houde est parmi nous.

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