Ils n'aiment pas la ville où ils habitent.

Personne ne peut résoudre ce problème pour eux. À chacun son échelle de valeurs et de priorités. Il n'est pas facile de voyager tous les vendredi soir et lundi matin pour retrouver son port d'attache. On n'est vraiment jamais installé ni en contact le week-end dans la ville où l'on travaille.

Ils aimeraient faire autre chose, mais ne savent pas quoi.

La radio n'échappe pas à ce principe souvent constaté. Comme dans toute entreprise, il y a toujours des individus qui par un beau jour ennuagé déclarent à leur patron qu'ils sont dorénavant prêts à réaliser une autre activité. Cette déclaration est à première vue positive et dynamique. Cependant, dans la majorité des cas, lorsqu'on leur demande la teneur de l'activité qu'ils souhaiteraient exécuter, et bien, ils ne le savent pas. Dans leur esprit, c'est au patron de répondre à cette question, normal, il connaît en principe tous les aspects de l'organisation. Or, voilà le hic. Vouloir accéder à une autre activité, sans savoir laquelle est une étrange déclaration. Elle est une démonstration de deux signes qui ne trompent pas. Le premier est que le désir d'arrêter ses activités révèle que l'on est malheureux, et ce pour toutes sortes de raisons qui varient entre la motivation, l'environnement ou le gain. Ce n'est pas l'ambition ou le dynamisme puisque l'on ne sait pas quoi faire d'autre. L'autre signe démontre une méconnaissance flagrante du fonctionnement des autres services et l'absence de regard global qui pourrait fournir des problématiques à régler ou des opportunités que personne n'a identifiées.

Ils estiment être sous-exploités.

Il s'agit ici d'un état qui est rarement révélé par la personne concernée. C'est en effet davantage une personne de son entourage qui le fera savoir et c'est normal que cela se passe ainsi. Il ne faut pas généraliser, mais il se trouve que la catégorie « sous-exploitée » correspond souvent aux personnalités introverties.

Ils commettent des erreurs à l'antenne.

Commettre des erreurs à l'antenne est une forme d'apprentissage. Encore faut-il que ce ne soient pas toujours les mêmes ! Dans ce cas, la désinvolture est un signe.

Ils plaident l'injustice à leur égard.

Ils trouvent injuste le traitement privilégié de certains autres animateurs. Il est vrai que les radios gèrent leur opération par priorité !

Ils se réjouissent quand leur radio perd des auditeurs et s'attristent d'une augmentation.

Cela arrive occasionnellement. L'attitude est progressive. Au début ils sont élogieux à l'égard d'une opération d'un concurrent. Puis ils en viennent à prédire d'avance les désastres et les erreurs de leur radio. C'est plus qu'un problème de non-adhésion c'est une rancœur qui s'est développée. La rancœur de l'individu qui aurait dû quitter et qui est toujours là.