- Accueil
- Animation Radio
- Les catégories d'animatrices et d'animateurs radio
Les catégories d'animatrices et d'animateurs radio
- Par Guy Banville
- Publié 26/11/2008
- Animation Radio
- Non évalué
Guy Banville
Avec des réalisations remarquées à son actif (CKMF Dance Music, Rock-Détente, Europe 2, CityRadio de Paris) Guy Banville accepte divers mandats de consultation en France et au Québec. En 2008, il crée et dirige une plateforme Web dédiée à l'histoire et aux actualités de la radio en articles, photo, vidéo et audio pour les gens de la radio francophone, http://Radioville.info
Voir tous les articles de Guy Banville
Première catégorie :
L'animateur traditionnel
C'est celui qui a du talent, du moins le talent de base nécessaire pour ce métier. Leur apprentissage se fait habituellement avant l'âge de 25 ans. Ensuite, c'est la lente installation voire la période psycho facile ! La décennie des paradoxes ; le plaisir et la tristesse, l'espoir et la lâcheté, la vitesse invisible et l'incapacité à déceler le prélude de la crise existentielle qui arrive sournoisement! Je connais plusieurs animateurs de 35 ans qui ont sensiblement le même style qu'à 25 ans. Plus d'assurance, plus d'expérience mais bourrés de mauvaises habitudes et installés dans un système de clichés et de routines, ces animateurs n'ont pas appris à apprendre. Ils ont sans s'en apercevoir oublié d'évoluer. Ils sont comme beaucoup d'entre nous, ils ne demandent pas mieux que de faire ce que l'on leur demande. Ils sont radiophoniquement corrects. La radio compte abondamment sur eux et ils comptent sur la radio car l'animation est leur seul métier. Ils gagnent leur vie mais ils sont rarement appelés à des grandes réussites ce qui en soi n'est pas un désastre dans la profession, juste un contre-exemple, un chemin inquiétant.
Deuxième catégorie :
L'animateur génial éphémère
Cette catégorie concerne ceux qui ont beaucoup de talent. Ils sont «tombés dedans quand ils étaient petits ». Ils connaissent rapidement le succès. Mais ce que j'ai souvent constaté dans cette catégorie, c'est qu'ils deviennent victimes de leur talent et prisonniers de leur grande intelligence certes, mais à laquelle il manque la capacité ou la volonté d'ouverture vers l'extérieur. L'évolution est plutôt triste. Plus ils réussissent moins ils travaillent. Plusieurs m'ont dit qu'ils commençaient à réfléchir quelques secondes avant d'ouvrir le micro. Ils perdent toute capacité d'écoute. Tout le monde a tort, ils sont les seuls à avoir raison, à savoir ce que les auditeurs veulent et se déclarent aptes à séduire les gens de 7 à 77 ans. Ils rejettent toute recherche, toute critique ou recommandation, et commencent lentement à détester tout le monde. Leurs modèles deviennent les meilleures vedettes de la planète, rien ne leur résiste. Ils se comparent subjectivement aux plus grands ; ils sont devenus les plus grands, les meilleurs. Malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Au fil du temps, il n'y a plus de nouveautés, le répertoire qui fonctionnait tant ne fonctionne plus et les auditeurs se lassent.
Troisième catégorie :
L'animateur génial évolutif
La troisième catégorie concerne peu d'élus. La loi de Pareto s'applique d'une manière impitoyable : 20% des animateurs décrochent 80% du succès radio.
